PER 2026 : trois changements fiscaux majeurs à connaître absolument

3 min. de lecture

Le plan d’épargne retraite reste, en 2026, un pilier central de la stratégie de préparation de la retraite pour de nombreux épargnants.
Mais les lois financières adoptées pour 2026 ont profondément ajusté son cadre fiscal.
Sans remettre en cause l’utilité du PER, trois évolutions majeures doivent désormais être intégrées dans toute stratégie patrimoniale.

Ces changements interviennent alors même que le PER continue de séduire massivement. D’après les données publiées par France Assureurs, la dynamique des PER assurantiels reste soutenue, portée à la fois par les nouvelles souscriptions et par les transferts d’anciens contrats d’épargne retraite.

 

Le PER conserve un rôle structurant dans la stratégie retraite

Depuis sa création, le plan d’épargne retraite s’est imposé comme un outil polyvalent :
déduction des versements à l’entréecapitalisation sur longue duréesouplesse des modes de sortie et possibilités d’optimisation à la liquidation.

Le budget 2026 ne remet pas en cause ces principes, mais modifie sensiblement l’équilibre fiscal du dispositif.
L’enjeu n’est donc plus de savoir s’il faut conserver le PER dans une allocation patrimoniale, mais comment l’utiliser correctement dans un environnement réglementaire devenu plus exigeant.

Hausse des prélèvements sociaux à 18,6 % sur les sorties

Premier changement majeur :
le taux global de prélèvements sociaux passe de 17,2 % à 18,6 % à compter du 1er janvier 2026.

Cette augmentation concerne :

  • tous les plans d’épargne retraite (PER individuel, PER collectif et PER obligatoire),

  • tous les supports, qu’il s’agisse de PER assurantiel ou de PER sous forme de compte-titres.

Elle s’applique :

  • aux sorties en capital réalisées à partir du 1er janvier 2026,

  • ainsi qu’aux sorties en rente, pour l’ensemble des compartiments.

Une exception subsiste toutefois :
les rentes issues des versements obligatoires restent soumises aux prélèvements sociaux applicables aux revenus de remplacement, au taux de 10,1 %.

Un avantage structurel du PER demeure

Malgré cette hausse, un point clé reste inchangé et continue de distinguer le PER de l’assurance-vie :

les prélèvements sociaux sur un PER ne sont dus qu’au moment de la sortie, y compris pour les supports en euros.

Cela permet :

  • une capitalisation brute de prélèvements sociaux pendant toute la phase d’épargne,

  • et un effet de rendement cumulé plus favorable sur le long terme.

À l’inverse, sur un contrat d’assurance-vie, les intérêts des fonds en euros supportent chaque année les prélèvements sociaux, ce qui réduit mécaniquement la performance dans la durée.

 

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Fin de la déductibilité des versements après 70 ans

Deuxième évolution, beaucoup plus structurante pour les stratégies patrimoniales :
les versements réalisés après 70 ans ne sont désormais plus déductibles du revenu imposable.

Le budget 2026 introduit ainsi une borne d’âge claire dans le régime fiscal du PER.

Concrètement :

  • il reste possible d’alimenter un plan d’épargne retraite après 70 ans,

  • mais sans aucun avantage fiscal à l’entrée.

L’objectif affiché est de limiter les pratiques assimilées à de l’optimisation excessive, consistant à effectuer des versements très tardifs fortement déductibles, alors que la phase de sortie est proche.

Une mesure en décalage avec certaines réalités professionnelles

Cette borne d’âge pose néanmoins de vraies questions dans le contexte actuel :

  • allongement des carrières professionnelles,

  • développement du cumul emploi-retraite,

  • maintien d’une activité significative après 65 ans pour certaines professions libérales, cadres dirigeants ou indépendants.

Pour ces profils, la suppression de la déductibilité après 70 ans réduit fortement l’intérêt du PER comme outil d’optimisation tardive.

Point de vigilance essentiel :
bien que la loi ait été adoptée début février 2026, la mesure s’applique rétroactivement aux versements effectués depuis le 1er janvier 2026.

 

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Report des plafonds de déduction porté à cinq ans

Troisième évolution, cette fois favorable aux épargnants :
la durée de report des plafonds de déduction non utilisés est allongée.

Elle passe :

  • de trois à cinq années.

Cette extension offre un levier supplémentaire pour piloter l’effort d’épargne de manière plus flexible, notamment :

  • lors d’un pic de revenus,

  • lors d’un changement de situation professionnelle,

  • ou dans les années précédant le départ à la retraite.

Pour les couples mariés ou pacsés, l’intérêt est encore renforcé grâce à la mutualisation des plafonds de déduction entre conjoints.

Cette nouvelle règle facilite donc la mise en place de stratégies de rattrapage de versements beaucoup plus efficaces qu’auparavant.

 

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Un PER fiscalement moins généreux… mais toujours stratégique

Avec le budget 2026, le plan d’épargne retraite devient clairement un produit plus technique et plus sélectif.

Il ressort moins attractif sur certains points :

  • hausse des prélèvements sociaux à la sortie,

  • fin de la déductibilité après 70 ans,

  • encadrement renforcé des stratégies tardives.

Mais ses fondamentaux demeurent solides :

  • déduction des versements avant 70 ans dans la limite des plafonds légaux,

  • capitalisation sans prélèvements sociaux pendant toute la phase d’épargne,

  • possibilités d’arbitrage entre sortie en capital et sortie en rente,

  • et intégration dans des stratégies globales de transmission et de pilotage des revenus futurs.

 

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Le nouveau cadre impose une approche beaucoup plus fine

En 2026, le PER ne peut plus être utilisé de manière automatique.
Il devient indispensable de raisonner sur :

  • l’âge de l’épargnant,

  • la trajectoire de revenus,

  • la tranche marginale d’imposition,

  • le calendrier prévisionnel de liquidation,

  • et la combinaison avec les autres enveloppes patrimoniales.

En synthèse, le PER ressort moins avantageux à certains égards, mais il conserve sa place parmi les outils majeurs de préparation de la retraite.

À condition, désormais, d’en maîtriser précisément les nouvelles règles fiscales.

 

Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Article publié le 9 Février 2026
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